Le mental pense sous forme de mots.
Cette méthode, le gibberish, permet de briser ce
mode de continuelle verbalisation. Sans étouffer vos pensées, vous pouvez les expulser dans le gibberish.
Laissez aussi votre corps s'exprimer. Bougez, gesticulez.
Livrez-vous au charabia et devenez consciemment fou.
Perdez la tête, centrez-vous dans l'oeil du cyclone. Laissez venir tout ce qui monte en vous, sans vous demander ce
que cela vaut ou signifie. Contentez-vous d'évacuer votre bric-à-brac psychique, faites de la place pour le bouddha.
Debout ou assis, fermez les yeux et faites du charabia.
Émettez des sons incohérents ou prononcez des mots, c'est sans importance du moment que vous exprimez tout ce que vous avez
envie d'exprimer sans que cela soit compréhensible. Expulsez tout, devenez fou. Perdez consciemment la raison.
Comme le mental pense avec des mots, le charabia vous aidera à interrompre ses processus habituels.
Le baragouinage est une occasion de vous débarrasser de vos pensées sans les refouler.
Tout est permis : chanter, pleurer, crier, hurler, murmurer, parler.
Que votre corps fasse lui aussi ce qu'il veut : sauter, s'allonger, piétiner, s'asseoir, frapper... Il ne doit pas y
avoir de passages à vide. Si vous ne trouvez rien à dire, faites blablabla, mais ne vous taisez pas.
Si vous êtes à plusieurs, ne regardez pas vos voisins. Occupez-vous de
ce qui vous arrive et oubliez les autres.
P.-S. : Attention à ne pas vous faire mal !
Après une quinzaine de minutes de charabia, arrêtez-vous.
Restez assis ou allongez-vous « comme une poche de riz », de façon à être étendu sur le dos, complètement
immobile et détendu pendant quelques minutes. Laissez venir l'immobilité silencieuse, tournez-vous vers l'intérieur.